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En cette journée internationale des femmes, l’actualité nous invite à parler du droit des
femmes en France.
Chacun sait combien est tenace la problématique de l’inégalité de salaire que l’on constate
encore souvent, à poste égal, au détriment des femmes. C’est une question qui revient
souvent et sur laquelle tout le monde s’accorde. Le Rassemblement National s’associera à
toute mesure pertinente allant dans ce sens.
La question des femmes, c’est aussi la situation de mères célibataires totalement oubliées
par les pouvoirs publics. C’est une question d’urgence sociale et ces situations mériteraient
un traitement social spécifique, notamment pour les gardes d’enfants ou des aides
financières particulières. Ce fut d’ailleurs une des revendications portées par les Gilets
Jaunes que nous soutenons évidemment.
D’autres sujets qui touchent particulièrement les femmes ne doivent plus être passés sous
silence. Elles appellent de la part des pouvoirs publics des réponses fermes et adaptées.
Les agressions sexuelles que l’on constate par les chiffres ont explosé en France : les plaintes
pour viols ont augmenté de près de 17% et celles pour agressions sexuelles ont bondi
d’environ 20% selon les chiffres communiqués début février. Le phénomène est européen.
Personne ne peut se satisfaire de cette réalité statistique terrible qui recouvre tant de
drames, de souffrances et d’humiliations de la part de victimes qui ont du mal à se faire
entendre, à se défendre, à être reconnues comme telles.
Certes la libération de la parole a incité les victimes à porter plainte et c’est heureux. Mais le
mouvement a montré l’ampleur du phénomène. Il indique aussi la route à accomplir pour
faire cesser cet état de fait.
La première étape consiste à ne pas traiter les plaignantes comme des délinquantes. Il n’est
pas admissible que les procès pour viol se transforment, comme bien souvent, en procès de
la femme qui a osé porter plainte. Une justice équitable exige que chacun puisse être
entendu loyalement.
Si les agressions de femmes sont souvent le fait d’auteurs connus de la victime et parfois
membres de la famille (et ces faits doivent être traités avec la plus grande sévérité),
beaucoup de faits concernent des agressions de circonstance, de rencontres ou plutôt de
mauvaises rencontres.
C’est une violence insidieuse dont sont victimes les femmes et dont le premier degré est le
harcèlement de rue, une violence peu ou pas poursuivie mais pourtant quotidienne et
éreintantes pour les femmes qui la subissent.

On parle là du harcèlement à connotation sexuelle ou sexiste et pas de la drague lourde qui
renvoie son auteur davantage au ridicule qu’à une infraction.
La réponse sociale du harcèlement de rue est certes de plus en plus une condamnation
morale mais la réponse pénale n’est que très rarement au rendez-vous, compte tenu des
difficultés de mise en œuvre. Une loi a été votée et pour l’instant aucune évaluation n’a été
réalisée, comme si le vote de la loi avait suffi à éradiquer ce fléau pour les femmes.
Pourquoi parle-t-on de fléau ? Car ces comportements entrainent pour les femmes
l’obligation de stratégies d’évitement (contournement de certains lieux, déplacements en
taxis, obligation d’être accompagnées…), une autocensure quant aux choix vestimentaires,
une interdiction de fréquenter certains lieux, une obligation de couvre-feu. Pour beaucoup
de femmes notamment dans certains quartiers ou certaines villes, cette menace implicite
entretient un sentiment d’insécurité permanent. L’impunité et l’arrogance avec lesquelles
les auteurs de ces agressions verbales agissent participent également du sentiment
d’humiliation que peuvent ressentir légitimement les victimes ; d’autant que le harcèlement
tourne souvent à l’agression physique lorsque la victime répond.
A Paris, les pouvoirs publics se sont émus de la pression qui règne sur les femmes dans le
quartier de la Chapelle par exemple. Les auteurs d’un rapport parlementaire publié en
février 2018 sur ces phénomènes notaient que sur 13 villes visitées, Paris était identifié
comme l’une des trois villes (avec Cape Town et new Haven) où les femmes se sentent le
plus harcelées dans la rue (harcèlement verbal, physique, poursuite, violence).
L’affaire est taboue et les féministes divisées car aborder ce sujet, c’est mettre en lumière
une réalité : ces actes sont surtout constatés dans certains quartiers.
M. Macron l’avait reconnu à demi-mot en octobre 2016 dans une interview à TF1/LCI.
Le Président de la République avait expliqué que les faits de harcèlement aboutissent
rarement devant la justice parce qu’ils se déroulent « dans les quartiers les plus difficiles où
nos magistrats ont déjà énormément à faire ».
Marine Le Pen avait eu le courage de le dire en 2018 en déclarant :
« Le harcèlement de rue est en immense majorité le fait de ressortissants de l’immigration
qui importent une culture qui est une culture de non-respect des femmes, de soumission des
femmes et même l’expression, pour beaucoup, d’un mépris à l’égard des Françaises ».
La régression du droit des femmes et des femmes françaises que l’on constate n’est pas
analysée comme il se doit.
Dans de nombreux quartiers, la restriction du droit des femmes est aussi liée à l’imposition
d’interdits ou d’obligations religieuses par des islamistes qui veulent faire valoir leur vision
de la société, qui veulent imposer leur loi. Ce sont souvent des femmes d’origine
maghrébine qui en sont victimes.
En quelques années, on a vu surgir des revendications qui constituent des atteintes à nos
principes républicains : la question des horaires de piscines séparés pour les femmes ou la
présence du burkini sur des plages ou dans des piscines publiques… Ces pratiques ont été

admises ou encouragées par la complaisance d’élus locaux ou de juges. Le Conseil d’Etat a
par exemple invalidé un arrêté interdisant le burkini sur une plage.
Pire, un certain nombre de pratiques profondément attentatoires à la dignité des femmes
ont été importées en France et commencent à s’imposer : l’exigence d’être soigné par des
médecins de même sexe, le refus de serrer la main à une femme, l’impossibilité pour des
femmes de fréquenter certains cafés…
Des firmes comme Décathlon croient pouvoir vendre des tenues de sport attentatoires à la
dignité des femmes.
Pensez que la ministre de l’égalité homme femme parle d’un plan anti-excision ce qui
montre le niveau atteint.
Voilà que la Cour Européenne des Droits de l’Homme s’y met en admettant pour « les
musulmans qui le souhaitent » l’application des règles successorales en vertu de la charia
(arrêt Molla Sali 19 déc 2018). Qui pourra assurer si cette règle s’étend en Europe que les
musulmanes qui accepteront d’être déshéritées le feront en vertu d’un consentement libre ?
Le premier devoir des pouvoirs publics, c’est de refuser le déni dans lequel nous sommes.
Il convient de dénoncer les situations mais aussi de nommer les menaces pour agir
efficacement.
La réponse pénale à toutes les situations de violence, de pressions, de menace physique doit
être adaptée à la gravité de l’atteinte aux libertés, à l’intégrité et à la dignité : une réponse
adaptée, cela signifie en l’occurrence une réponse extrêmement ferme : certitude des
poursuites, certitude des sanctions, certitudes des peines.
L’accueil des victimes doit être une préoccupation des pouvoirs publics tout comme la juste
considération et le traitement attentif de leurs plaintes. Les épouses en danger doivent être
mises en sécurité, y compris par l’incarcération des maris/compagnons violents ou
menaçants. Les policiers comme les magistrats doivent être formés au traitement de ces
affaires qui exigent une particulière empathie.
S’agissant des atteintes à la mixité, à l’égalité hommes/femmes, à la liberté des femmes de
refuser les interdits vestimentaires, les pouvoirs publics doivent faire une application
rigoureuse des principes républicains et notamment de la laïcité.
La loi sur la burqa doit être appliquée avec la plus grande fermeté.
Il est inconcevable de voir des fillettes de sept ans voilées. Le voile n’est pas comme M.
Taché le prétend équivalent à un serre tête pour les petites filles. Il est inconcevable que le
Président de la République puisse promettre de punir les entreprises qui refuseraient
d’embaucher des femmes voilées. Les entreprises n’ont pas à se faire imposer un
prosélytisme religieux si elles ne le souhaitent pas.
Au moment où s’ouvre à nouveau la question du voile grâce à des témoignages courageux
de femmes, le Rassemblement National rappelle qu’il est favorable à l’interdiction du voile
dans l’espace public.

Conscient des menaces qui pèsent sur les droits des femmes de France, le Rassemblement
National lancera une grande campagne en faveur de la liberté des femmes de France.
Brigitte neveux Conseillère Régionale Pays de la Loire